OpenBot (openbot.run) est un espace de travail pour une équipe d’agents IA persistants, en aperçu de développement, édité par Synthetify Labs (Pologne). Chaque agent a un nom, des instructions et un workspace. Il peut lancer Codex, Claude Code, Gemini, Grok et d’autres outils en ligne de commande, avec les formules que vous payez déjà ou avec votre propre modèle. Les workspaces restent sur l’ordinateur qui exécute OpenBot, sauf si vous ajoutez un serveur que vous hébergez vous-même ou un serveur hébergé optionnel dans l’UE.
Ce n’est pas OpenBots.ai. Ce n’est pas non plus le composant homonyme utilisé par le template OpenDots de CopilotKit. Le bouton Essayer pointe vers openbot.run.

À quoi sert OpenBot
OpenBot sert quand vous voulez plusieurs agents qui se parlent, sur votre machine, sans recréer le contexte à chaque session. Un agent peut passer la main à un autre, écrire dans un canal partagé, et garder son workspace quand vous changez de fournisseur de modèle.

Le site et le dépôt citent des branchements déjà payés : Codex (ChatGPT), Claude Code, Gemini (Google AI Pro ou Ultra), Grok, OpenCode, Cursor, Cline, un endpoint compatible OpenAI, Ollama et LM Studio. Le coût des modèles reste chez ces fournisseurs. OpenBot ne publie pas de grille de tokens à la place.
Le navigateur intégré laisse les agents ouvrir, lire et contrôler des pages. Un mode Computer Use, optionnel, existe sur macOS, Windows et Linux via `cua-driver`. Une file traite les messages dans l’ordre pendant qu’un agent est occupé. Vous pouvez mettre en pause, reprendre ou annuler.
Les apps iPhone et Android servent à l’accès distant. Cet accès demande un compte. Sur un seul ordinateur, le site indique qu’aucun compte n’est requis pour utiliser l’application.
Le site cite aussi des plugins (Aave, Canva, Notion, Figma, Linear, Paper). Traitez cette liste comme un catalogue annoncé, pas comme une garantie que chaque connecteur est prêt pour un usage critique.

Comment utiliser OpenBot (pas à pas)
- Installer l’application. Partez de openbot.run. Desktop : macOS 13 ou plus (Apple silicon ou Intel), Windows 10 ou plus en x64, Linux x64 ou arm64 en AppImage. La page d’accueil affiche 0 $ pour l’application.
- Brancher un fournisseur. Reliez un abonnement ou une clé que vous avez déjà, ou un modèle local (Ollama, LM Studio). Vous pouvez changer de fournisseur sans perdre l’agent, son workspace et sa conversation.
- Créer l’équipe. Donnez un nom, des instructions et un workspace à chaque agent. Les messages entre agents, le handoff et les canaux partagés sont le cœur du produit.
- Limiter ce que l’agent peut faire. L’avertissement officiel est clair : après le consentement du premier lancement, les agents peuvent lire et modifier des fichiers, lancer des commandes, utiliser le réseau et contrôler le navigateur intégré sans redemander à chaque action. Ce n’est pas une certification de sécurité. Commencez sur un dossier de travail, pas sur tout le disque.
- Ajouter le distant seulement si besoin. Compte pour inviter des personnes ou pour les apps mobile. Serveur Linux auto-hébergé, documenté, ou serveur hébergé dans l’UE (Allemagne, Finlande ou France). Le serveur hébergé est une option, pas le prix de l’application.
Fonctionnalités clés
- Équipe d’agents persistants : nom, instructions, workspace, messages entre agents, handoff, canaux partagés.
- Fournisseurs déjà payés ou modèle local, sans perdre l’agent en changeant de provider.
- Navigateur intégré, et Computer Use optionnel (macOS, Windows, Linux).
- File d’attente, pause, reprise, annulation.
- Données de travail sur l’ordinateur qui exécute OpenBot, hors serveur hébergé choisi.
- Desktop macOS, Windows et Linux, plus apps iPhone et Android pour le distant.
- Serveur optionnel, auto-hébergé ou hébergé dans l’UE.
- Interface annoncée en anglais, français, japonais et turc.
Avantages
L’application desktop est affichée à 0 $ sur la page d’accueil. Vous payez vos fournisseurs d’IA, pas une seconde grille de modèles chez OpenBot. Les agents gardent leur workspace. Le travail reste en local tant que vous n’activez pas un serveur. L’interface inclut le français. Les serveurs hébergés, s’ils vous servent, tournent dans l’UE.
Pour une personne seule sur une machine, l’absence de compte obligatoire simplifie l’essai. La file d’attente évite de perdre un message pendant qu’un agent est occupé.
Limites
C’est un aperçu de développement. Les agents peuvent agir sur les fichiers, le shell, le réseau et le navigateur après le premier consentement. À réserver à des dossiers que vous acceptez d’exposer.
La licence du dépôt est PolyForm Noncommercial 1.0.0. Les pages de comparaison du site disent : gratuit pour un usage non commercial, une licence est nécessaire pour un usage commercial. Le prix de cette licence commerciale n’est pas publié. N’en déduisez pas que l’usage commercial est gratuit.
Le serveur hébergé part de 20 € ou 25 $ par mois. Les noms de paliers existent (Starter, Standard, Pro), avec des plafonds de membres et de sites, mais pas de prix public par palier. Le zloty est cité parmi les devises, sans montant publié.
Pas de verrou régional annoncé (« any country » sur les pages de comparaison). Cela ne veut pas dire un site marketing entièrement en français, ni un engagement de support en français au-delà des langues d’interface listées.
Pour qui
OpenBot convient à une personne ou une petite équipe qui veut des agents persistants sur son ordinateur, branchés sur Codex, Claude Code, Gemini, Grok ou un modèle local. Il convient moins si vous cherchez un produit cloud clé en main, un usage commercial sans licence, ou une grille de prix hébergée complète avant d’acheter.
Si votre besoin est un template à cloner et à opérer vous-même, regardez OpenDots (CopilotKit). Ce n’est pas le même logiciel.

Tarifs
Application desktop. La page d’accueil indique : OpenBot est gratuit, 0 $, sans frais cachés et sans fonctions verrouillées. La FAQ reprend ce 0 $ : vous payez seulement votre fournisseur d’IA (formule ou clé déjà en votre possession). Aucun compte n’est requis pour un ordinateur. Un compte sert à inviter des personnes et à l’accès distant.
Licence. Le fichier LICENSE du dépôt GitHub nightly-labs/openbot est une PolyForm Noncommercial 1.0.0. Les pages de comparaison précisent : gratuit pour un usage non commercial, licence requise pour un usage commercial. Aucun montant n’est publié pour cette licence commerciale.
Serveurs hébergés optionnels. Ce n’est pas le prix de l’application. Les pages de comparaison et le journal des modifications indiquent un plancher de 20 € ou 25 $ par mois, pour un serveur Linux dans l’UE (Allemagne, Finlande ou France). Devises annoncées : euros, dollars, ou zloty polonais. Aucun montant en zloty n’est affiché sur les pages consultées.
Paliers cités dans le journal, sans prix par palier :
- Sans formule : 3 membres, 1 site.
- Starter : 3 membres actifs (propriétaire inclus), 3 sites hébergés.
- Standard : 10 membres, 10 sites.
- Pro : 25 membres, 50 sites.
Le paiement par carte passe par Stripe, pas dans l’application. Les factures de modèles restent chez les fournisseurs de modèles.
L’application n’a pas de prix en euros. Le seul montant en euros publié est le serveur hébergé, à partir de 20 € par mois.
France et données
Les pages de comparaison n’annoncent pas de blocage par pays. Les langues d’interface citées sont l’anglais, le français, le japonais et le turc. Les serveurs hébergés tournent en Allemagne, en Finlande ou en France.

Le fichier PRIVACY.md du dépôt ne contient pas les mots GDPR ou RGPD, et ne nomme pas de contrat de sous-traitance. Le mode local n’est donc pas une certification RGPD. Workspaces, conversations, pièces jointes et données de navigateur restent dans une base SQLite sur l’ordinateur qui exécute OpenBot. Sur un serveur hébergé, cette base est dans le bac à sable européen.
Un compte optionnel (Cloudflare Workers, avec D1 et R2) stocke l’e-mail, le profil, les appartenances, les invitations, les sessions et des identifiants de facturation. Pas le contenu des conversations. Les formules hébergées payantes utilisent Stripe : les données de carte sont chez Stripe, pas dans OpenBot.
L’analytique de production passe par OpenPanel auto-hébergé (`analytics.openbot.run`), activée par défaut. Le desktop et le mobile permettent de la couper dans Réglages, Général, Confidentialité. Les questions de confidentialité renvoient vers les Discussions GitHub. Aucune adresse privacy@ n’est donnée dans PRIVACY.md.
Ce qui le distingue
OpenBot réunit une équipe d’agents persistants, des fournisseurs que vous payez déjà, et un stockage local par défaut, avec un serveur européen en option. Le prix d’appel de l’application est 0 $. La contrainte à lire avant un usage en entreprise est la licence non commerciale, dont le rachat n’a pas de tarif public.
Alternatives
OpenBot publie ses propres comparaisons.
Noms présents sur openbot.run/compare : ChatGPT dots (OpenAI), Grok Bot, Muse (Meta), Hermes Agent, OpenClaw, Manus, Claude Cowork, Devin.
Grok Bot n’est pas la fiche Grok du site. ChatGPT dots n’est pas OpenDots. OpenDots est le template open source de CopilotKit. Hermes Agent et OpenClaw sont d’autres agents à installer chez vous, avec leurs propres licences.
FAQ
OpenBot est-il gratuit ? L’application est affichée à 0 $. Vous payez vos fournisseurs d’IA. L’usage commercial demande une licence dont le prix n’est pas publié. Le serveur hébergé, optionnel, part de 20 € ou 25 $ par mois.
Faut-il un compte ? Non pour utiliser l’application sur un seul ordinateur. Oui pour inviter des personnes et pour l’accès distant (apps iPhone et Android).
Où sont les conversations ? Sur l’ordinateur qui exécute OpenBot, dans une base locale, sauf si vous utilisez un serveur hébergé. Dans ce cas, la base est dans le bac à sable en UE. Le compte optionnel ne stocke pas le contenu des chats.
L’interface est-elle en français ? Le français est dans la liste des langues d’interface (avec l’anglais, le japonais et le turc). Cela ne décrit pas un site marketing entièrement français ni un support francophone contractuel.
OpenBot et OpenDots, c’est le même outil ? Non. OpenBot ici est le desktop de Synthetify Labs. OpenDots est un template alpha de CopilotKit, à cloner et à héberger vous-même. Le mot OpenBot apparaît aussi comme composant côté CopilotKit. Ne mélangez pas les deux.