En bref : Cua fournit l’infrastructure des agents qui utilisent un ordinateur comme un humain : cliquer, taper, faire défiler, lire l’écran. Le projet réunit un pilote qui contrôle les applications d’un vrai bureau en arrière-plan, des bacs à sable jetables sous Linux, Windows, macOS et Android, des flottes de machines pour lancer des milliers d’essais en parallèle, et un banc d’essai pour mesurer les agents. Les briques de base sont à code ouvert sous licence MIT et gratuites en local. Le service cloud Cua Fleet se paie à l’usage, à partir de 0,044625 $ par processeur virtuel et par heure.
| Éditeur | Cua AI, Inc., San Francisco |
| Type | Infrastructure pour agents d’utilisation d’ordinateur |
| Produits | Cua Driver, Cua Sandbox, Cua Fleets, Cua Bench, Lume |
| Systèmes | Linux, Windows, macOS, Android |
| Licence | Briques ouvertes sous licence MIT |
| Conformité | SOC 2 Type I, déploiement dans votre cloud ou sur site possible |
| Prix | Local gratuit ; Cua Fleet à l’usage (processeur et mémoire à l’heure) |
| Site officiel | Cua, site officiel |
À prendre si
- vous construisez un agent qui doit piloter de vraies applications de bureau ;
- vous voulez donner à Claude Code, Codex ou Cursor la main sur un Mac, un PC Windows ou un bureau Linux ;
- vous entraînez ou évaluez des modèles d’utilisation d’ordinateur à grande échelle ;
- vous avez besoin de machines macOS, Windows ou Android jetables pour tester une application.
À laisser si
- vous cherchez un assistant prêt à l’emploi pour vos tâches quotidiennes ;
- vous ne codez pas et ne passez pas par un agent compatible MCP ;
- vous avez besoin d’une interface en français ;
- vous voulez un forfait mensuel fixe plutôt qu’une facturation à l’heure.

Qu’est-ce que Cua ?
Sur Cua, on lance en parallèle l’entraînement, l’évaluation et la génération de données d’agents d’utilisation d’ordinateur, sur des machines Linux, Windows, macOS et Android. On peut repartir d’un instantané, reproduire un échec et transformer l’activité des agents en données d’entraînement.
Cua revendique trois atouts face aux bacs à sable graphiques classiques. Ses pilotes envoient clics et frappes à une fenêtre précise sans bouger le curseur de l’utilisateur. Une seule API démarre des machines des quatre familles de systèmes, en local ou dans Cua Cloud. Enfin, des réserves de machines déjà démarrées se réclament en quelques millisecondes et redescendent à zéro quand elles ne servent plus.
Cua Driver, le pilote en arrière-plan
Cua Driver a un rôle simple : donner à un agent les applications d’un vrai ordinateur. Le pilote lit l’arbre d’accessibilité et la capture de chaque fenêtre, puis clique, tape, fait défiler et pilote les onglets du navigateur, en arrière-plan quand le système le permet. La personne au clavier garde son curseur et sa fenêtre active ; l’agent a les siens.
- macOS : à partir de macOS 14, sur puce Apple ou Intel, avec les autorisations d’accessibilité et d’enregistrement d’écran.
- Windows : Windows 10, 11 ou Server, dans une session de bureau interactive, des applications Win32 aux applications Electron.
- Linux : bureaux x86_64, via le standard d’accessibilité AT-SPI 2, avec quelques limites selon le gestionnaire de fenêtres.
- Un seul binaire : il tourne comme serveur MCP, comme service permanent ou comme commande ponctuelle.
Hermes, Clicky, H Company et Factory Droid font partie des projets qui s’appuient sur Cua Driver. Il expose à la fois un serveur MCP et une ligne de commande, si bien que les agents et les humains pilotent le même outil.
Bacs à sable, flottes et banc d’essai
- Cua Sandbox : l’environnement d’exécution, qui démarre des bureaux graphiques jetables depuis Python, en local ou dans Cua Cloud. En local, il s’appuie sur Docker, QEMU ou la virtualisation d’Apple.
- Cua Fleets : une infrastructure élastique qui transforme ces bacs à sable en réserves de machines à réclamer à la demande, pour les évaluations, l’apprentissage par renforcement et les lancements en série.
- Cua Bench : un outil pour écrire et noter des bancs d’essai d’agents sur plusieurs systèmes, en local ou dans le cloud.
- Lume : la gestion de machines virtuelles macOS sur puce Apple, construite sur le framework de virtualisation d’Apple.
Côté systèmes, Cua fait tourner Ubuntu en conteneur ou en machine complète avec navigateur et terminal, Windows 11 et Server 2025 pour les logiciels natifs ou anciens, macOS Sequoia et Tahoe sur sa propre technologie de virtualisation brevetée, et Android avec installation d’APK, appuis, balayages et gestes à plusieurs doigts. Des kits de développement existent en Python, TypeScript, Swift et Rust.
Cua propose aussi une application Mac pour travailler aux côtés de vos agents : les regarder faire, reprendre la main, partager des fichiers et faire passer des applications d’une machine à l’autre. Cua Bots ajoute des bots persistants, chacun avec son ordinateur, sa mémoire, ses routines et ses règles, pilotables depuis un Mac ou un iPhone. Côté navigateur, Cua Driver relie un onglet Chromium précis à sa fenêtre, sans extension Chrome.
Données vérifiées
Cua propose deux façons d’utiliser la même flotte. Soit vous branchez votre boucle d’entraînement ou d’évaluation sur des réserves de vraies machines : vous réclamez un environnement, déroulez la tâche, récupérez la récompense et le rendez. Soit Cua lance lui-même les essais et vous livre des jeux de trajectoires vérifiées, prêts à intégrer à votre chaîne de données. Des évaluateurs vérifient si chaque essai a atteint son objectif, et des trajectoires de référence relues par des humains, avec des annotations à chaque étape, existent pour certains périmètres. Les jeux livrés sont découpés par tâche et par système. Vous fixez le niveau attendu, à savoir le modèle visé, le palier de difficulté et le mélange de systèmes, et Cua s’engage à le tenir avant la livraison. Les réserves de machines sont dimensionnées pour de gros lots en parallèle. OpenAI, Qwen Code et Factory Droid figurent parmi les intégrations de l’écosystème Cua.
Le blog de Cua publie aussi ses mesures. Sur sa suite d’essais experts autour du logiciel de conception électronique KiCad, le meilleur agent de pointe ne réussit que 6 tâches sur 25. Ces résultats viennent de l’éditeur.
Forces
- Pilote ouvert qui agit en arrière-plan sans voler le curseur.
- Quatre familles de systèmes sous une seule API.
- Fonctionne en local gratuitement, avec Docker, QEMU ou la virtualisation d’Apple.
- Serveur MCP prêt à brancher sur les agents de code.
- Options d’entreprise : SOC 2 Type I, votre propre cloud ou sur site.
Limites
- Outil pour développeurs et équipes de recherche, pas pour le grand public.
- Facturation à l’heure qui demande un suivi des coûts.
- Documentation et interface en anglais.
- Conformité limitée à SOC 2 Type I à ce jour.
- Résultats de bancs d’essai publiés par l’éditeur lui-même.
Prix
Cua facture le cloud à l’usage, en dollars US :
- En local, gratuit : le framework ouvert Cua Sandbox fait tourner des bacs à sable graphiques avec Docker, QEMU ou la virtualisation d’Apple sur votre propre machine.
- Cua Fleet, à l’usage : 0,044625 $ par processeur virtuel et par heure, plus 0,0223125 $ par Gio de mémoire et par heure, quand vos travaux demandent plus de machines en parallèle.
Les jeux de données vérifiées et les déploiements sur site ou dans votre cloud passent par un contact commercial ; leur prix n’est pas publié.
France et données
Cua est une entreprise américaine basée à San Francisco, soutenue par Y Combinator. Son interface est en anglais. Elle annonce la conformité SOC 2 Type I et propose de déployer la plateforme dans votre propre cloud ou sur site, ce qui aide à garder les données chez vous. Les briques ouvertes tournent entièrement en local.
Comment démarrer avec Cua
- Ouvrez la documentation de Cua et choisissez le produit qui vous concerne.
- Pour piloter vos applications, installez Cua Driver sur votre machine.
- Branchez son serveur MCP à votre agent, par exemple Claude Code ou Codex.
- Pour des machines jetables, créez un bac à sable local avec la ligne de commande.
- Lancez une tâche simple et vérifiez la capture d’écran obtenue.
- Passez à Cua Fleet quand vous avez besoin de nombreuses machines en parallèle.
Cua face aux autres outils
Là où Browser Use se concentre sur le navigateur, Cua pilote tout le bureau, du Mac à Android. Il sert de bras à des agents comme Claude Code, Codex ou Cursor. Pour un agent généraliste prêt à l’emploi, Manus ou Genspark conviennent mieux. Et pour la recherche web des agents, Exa complète bien Cua.
Questions
Cua est-il gratuit ? Oui en local, avec les briques ouvertes ; le service cloud Cua Fleet se paie à l’heure.
Qu’est-ce qu’un agent d’utilisation d’ordinateur ? Un agent qui voit l’écran et agit comme un humain : il clique, tape et fait défiler.
Cua Driver vole-t-il la souris ? Non, il agit en arrière-plan quand le système le permet, sans bouger votre curseur.
Quels systèmes sont pris en charge ? Linux, Windows, macOS et Android.
Peut-on brancher Cua sur Claude Code ? Oui, Cua Driver fonctionne comme serveur MCP pour les agents de code.
Combien coûte Cua Fleet ? 0,044625 $ par processeur virtuel et par heure, plus 0,0223125 $ par Gio de mémoire et par heure.
Cua est-il à code ouvert ? Oui pour Cua Driver, Cua Bench et Lume, sous licence MIT.











