En bref : OpenHands est une plateforme d’agents IA pour le développement logiciel, bâtie sur un socle à code ouvert sous licence MIT. Ses agents ne se contentent pas de suggérer du code : ils planifient, écrivent et appliquent des changements dans votre base de code, puis ouvrent des pull requests. On le lance gratuitement sur sa machine, dans le cloud d’OpenHands avec une offre individuelle gratuite, ou chez soi dans un cloud privé en offre Enterprise. Il accepte n’importe quel modèle, y compris des modèles ouverts comme Kimi, DeepSeek ou Qwen, et peut aussi piloter Claude Code, Codex ou Gemini CLI.
| Type | Plateforme d’agents de code autonomes et d’automatisations |
| Licence | Cœur sous licence MIT, code ouvert |
| Communauté | Plus de 90 000 étoiles sur GitHub |
| Déploiement | Local, cloud OpenHands, ou auto-hébergé dans votre cloud privé |
| Modèles | Modèles fermés et ouverts, avec votre clé ou au prix coûtant |
| Intégrations | GitHub, GitLab, Bitbucket, Slack, Jira, Linear, MCP |
| Prix | Version locale et offre Individual gratuites ; Enterprise sur devis |
| Site officiel | OpenHands, site officiel |
À prendre si
- vous voulez un agent de code autonome que vous pouvez inspecter et héberger vous-même ;
- vous souhaitez automatiser la revue de pull requests, le tri des tickets ou la correction des échecs d’intégration continue ;
- vous tenez à choisir votre modèle, y compris un modèle ouvert en local ;
- votre entreprise exige que le code reste dans son propre environnement.
À laisser si
- vous cherchez une simple autocomplétion dans l’éditeur ;
- vous ne voulez rien configurer et préférez un outil fermé clé en main ;
- vous avez besoin d’une interface en français ;
- vous comptez lancer plus de 10 conversations par jour dans le cloud sans payer l’offre Enterprise.

Qu’est-ce qu’OpenHands ?
Là où GitHub Copilot ou ChatGPT proposent du code, OpenHands fait tourner des agents qui mènent des tâches entières, agissent sur toute la base de code, travaillent en parallèle et exécutent les changements dans de vrais environnements. Le tout repose sur un socle à code ouvert pensé pour un usage en entreprise.
Le produit se décline en plusieurs briques : Agent Canvas, l’espace de travail où l’on lance conversations et automatisations ; OpenHands Cloud, la version hébergée ; l’Agent Control Plane, qui donne aux équipes plateforme et sécurité le contrôle des agents ; et le SDK, pour construire ses propres agents. Une interface web, une interface terminal et une ligne de commande sont disponibles en local.
Les automatisations
OpenHands met en avant des flux qui tournent seuls. On part d’un modèle ou on construit le sien, puis on le déclenche depuis GitHub, Slack, Jira, Linear, un horaire ou une autre intégration. OpenHands propose plusieurs modèles prêts à l’emploi :
- Slack : surveiller les mentions de @openhands, ouvrir une conversation avec le contexte du message et répondre quand l’agent a fini.
- Linear : classer les nouveaux tickets, suggérer des étiquettes, repérer les doublons et poser des questions avant le début du travail.
- Jira : trier les incidents, rassembler journaux et changements récents, proposer une gravité et orienter vers le bon responsable.
- Pull requests : réagir à une étiquette, lire tout le contexte et publier une revue IA.
- Sécurité : vérifier une alerte, corriger le code concerné et ouvrir une pull request.
- Intégration continue : détecter un échec, lire les journaux, trouver la cause probable et proposer un correctif.
Les ingénieurs gardent la main sur la relecture, l’approbation et la fusion. Ces flux couvrent aussi l’assurance qualité, l’enquête sur les incidents, la mise à jour de la documentation et les corvées récurrentes, comme les mises à jour de dépendances ou les notes de version.
Chaque flux suit six étapes : le signal qui déclenche le travail, le plan, l’exécution, la validation, la livraison et le suivi. Grâce au protocole MCP, les agents peuvent aussi se brancher sur vos outils internes, vos API et vos données, pour agir sur tout le cycle de développement et pas seulement sur le code.
Vos agents, vos modèles, votre environnement
OpenHands ne vous impose ni agent ni modèle. Vous pouvez faire tourner Claude Code, Codex, Gemini CLI, l’agent OpenHands ou votre propre pile. Les modèles fermés comme les modèles ouverts, tels que Kimi, DeepSeek et Qwen, fonctionnent en local, dans le cloud ou dans votre cloud privé. AMD souligne par exemple l’intégration de son Lemonade Server, qui permet de faire tourner des agents de code en local sur les PC Ryzen AI.
OpenHands accompagne trois profils. Le développeur seul lance des agents en local sur son vrai code, en parallèle, puis bascule l’exécution vers une machine virtuelle quand son ordinateur ne suffit plus. L’équipe partage ses automatisations et les garde actives même ordinateurs fermés. L’entreprise déploie dans son cloud privé, isole les agents dans des bacs à sable, définit leurs accès, audite chaque action et gère budgets et règles.
Grandes bases de code et sécurité
OpenHands est conçu pour les bases de code vastes, complexes ou anciennes. Son Large Codebase SDK cartographie les dépendances et orchestre les changements dans le bon ordre, pour que plusieurs agents travaillent en parallèle sans conflit. En entreprise, OpenHands tourne dans votre environnement, sur site ou en cloud privé, et le code ne quitte pas votre contrôle. Les agents s’exécutent dans des environnements isolés et chaque action est traçable.
Forces
- Cœur sous licence MIT, inspectable et auto-hébergeable.
- Version locale et offre cloud individuelle gratuites.
- Libre choix des agents et des modèles, y compris ouverts et locaux.
- Automatisations reliées à GitHub, Slack, Jira et Linear.
- Déploiement en cloud privé pour les entreprises exigeantes.
Limites
- Interface et documentation en anglais.
- Offre Individual limitée à 10 conversations par jour et à un utilisateur.
- Coût des modèles à prévoir, avec votre clé ou au prix coûtant.
- Prix Enterprise non publié.
- Configuration plus technique qu’un assistant clé en main.
Prix
OpenHands s’utilise de trois façons :
- Local, gratuit : la version à code ouvert, soit OpenHands en local, avec l’agent, l’interface web, l’interface terminal et la ligne de commande, les intégrations Git, le support communautaire et le libre choix du modèle. Nombre de conversations illimité.
- Individual, gratuit : accès au cloud hébergé depuis l’ordinateur et le mobile, API pour l’automatisation, intégrations Jira et Slack, votre clé ou les modèles d’OpenHands au prix coûtant. Un utilisateur, 10 conversations par jour. Le cloud fournit l’environnement d’exécution sans réglage et un accès aux modèles avec un haut débit de jetons. L’offre Enterprise accueille un nombre illimité d’utilisateurs.
- Enterprise, sur devis : cloud OpenHands ou auto-hébergement dans votre cloud privé, SSO SAML, conversations simultanées illimitées, Large Codebase SDK, gestion des rôles, facturation centralisée, support prioritaire et canal Slack partagé.
Sans clé de modèle, l’offre Individual donne accès au fournisseur de modèles d’OpenHands, avec plusieurs modèles facturés au prix coûtant, sans marge, à l’usage. Une clé API de ce fournisseur, créée dans les réglages, fonctionne aussi dans la ligne de commande, l’interface web locale et le SDK.
France et données
OpenHands est en anglais. Pour les données sensibles, la version locale garde tout sur votre machine avec votre propre clé, et l’offre Enterprise s’installe dans votre cloud privé ou sur site. OpenHands tient aussi un centre de confiance pour les questions de sécurité. Si vous utilisez un modèle hébergé, vos requêtes partent chez le fournisseur choisi.
Comment démarrer avec OpenHands
- Choisissez entre la version locale et le cloud sur le site d’OpenHands.
- Pour le cloud, créez un compte Individual gratuit.
- Reliez votre fournisseur Git : GitHub, GitLab ou Bitbucket.
- Ajoutez votre clé de modèle, ou utilisez les modèles d’OpenHands au prix coûtant.
- Lancez une première conversation sur un dépôt.
- Transformez une tâche utile en automatisation déclenchée par Slack, Jira ou un horaire.
OpenHands face aux autres outils
OpenHands joue dans la même cour que Codex et Claude Code, qu’il peut d’ailleurs piloter. Face à GitHub Copilot ou Cursor, centrés sur l’éditeur, il vise des tâches entières et des automatisations. Cline partage son goût du code ouvert, mais dans l’éditeur. Pour des flux plus généraux, n8n ou Zapier restent plus simples.
Questions
OpenHands est-il gratuit ? Oui, la version locale et l’offre cloud Individual sont gratuites ; seuls les modèles et l’offre Enterprise sont payants.
OpenHands est-il à code ouvert ? Oui, son cœur est sous licence MIT.
Quels modèles utilise-t-il ? Ceux de votre choix, fermés ou ouverts comme Kimi, DeepSeek et Qwen, avec votre clé ou au prix coûtant.
Peut-il utiliser Claude Code ou Codex ? Oui, OpenHands peut faire tourner Claude Code, Codex, Gemini CLI ou votre propre agent.
Quelle est la limite de l’offre Individual ? Un utilisateur et 10 conversations par jour dans le cloud.
Peut-on l’héberger soi-même ? Oui, en local avec la version gratuite, ou dans votre cloud privé avec l’offre Enterprise.
OpenHands gère-t-il les grosses bases de code ? Oui, son Large Codebase SDK est conçu pour les bases vastes et anciennes.











