Rakazo est un agent IA open source pour créer des coéquipiers persistants, que vous hébergez sur votre machine ou votre serveur. Chaque bot a ses conversations, sa mémoire, ses routines lisibles en Markdown, un navigateur et un terminal, et s’arrête sur une carte d’approbation quand le travail dépasse les limites que vous avez fixées. Le logiciel est gratuit sous licence Apache 2.0 et encore en bêta. Vous apportez votre modèle (abonnement Claude, ChatGPT ou SuperGrok, clé API ou modèle local) et vous l’utilisez sur le web, en application desktop, sur iPhone ou Android. Une offre hébergée, Rakazo Cloud, est sur liste d’attente.

À prendre si

  • vous voulez une alternative à Grok Bot entièrement sous votre contrôle, serveur et données compris ;
  • vous voulez choisir le modèle de chaque bot, y compris un modèle local via Ollama ou LM Studio ;
  • vous voulez des routines lisibles et versionnables, et un journal d’audit qui vous appartient ;
  • vous êtes à l’aise avec Docker ou avez un serveur toujours allumé ;
  • vous voulez brancher vos bots sur Slack, WhatsApp, Telegram, iMessage ou Feishu/Lark.

À laisser si

  • vous ne voulez rien installer ni maintenir : l’offre hébergée n’est pas encore ouverte ;
  • vous n’avez jamais utilisé Docker et ne souhaitez pas apprendre ;
  • vous cherchez un logiciel stable pour la production, alors que Rakazo est en bêta.

Rakazo en un coup d’œil

ÉditeurInbox Zero Inc., projet open source
TypeAgent IA auto-hébergé, équipe de bots persistants
LicenceApache 2.0
StatutBêta ; Rakazo Cloud sur liste d’attente
PrixGratuit ; vous payez le modèle et, si besoin, le serveur ou les ordinateurs distants
ApplicationsWeb, desktop Electron, iPhone, Android (APK)
LanguesL’interface web existe en dix langues, dont le français
ModèlesClaude Pro/Max, ChatGPT Plus/Pro, SuperGrok ; clés OpenAI, Anthropic, Google, OpenRouter, Vercel AI Gateway ; Ollama, LM Studio, llama.cpp, MLX
OrdinateursDocker en local par défaut ; E2B, Daytona, CreateOS ou Box à distance
Site officielRakazo, site officiel
Rakazo, liste de bots et conversation avec un bot

Comment fonctionne Rakazo

Une fois installé, Rakazo se résume à une discussion, comme Grok Bot : vous créez un bot, il vous pose quelques questions sur le travail à faire, puis vous le gérez depuis cette conversation. Chaque bot garde ses conversations, sa mémoire, ses routines et son historique. La logique est la même que chez Grok Bot, avec des bots nommés, un ordinateur, des routines et des validations, mais le serveur, le modèle et les données sont les vôtres.

Les routines sont du texte lisible associé à un calendrier : montrez une tâche une fois, le bot l’enregistre en Markdown que vous pouvez lire, modifier et versionner. Vous fixez ce qu’un bot peut faire seul et ce qu’il doit demander ; quand il franchit une limite, il s’arrête sur une carte d’approbation et l’action est inscrite au journal d’audit. Les bots peuvent déléguer à d’autres bots ou à des sous-agents temporaires.

Chaque bot dispose d’un accès navigateur, terminal, fichiers et bureau graphique, sur des ordinateurs d’équipe partagés ou des ordinateurs privés isolés. Par défaut, ce sont des conteneurs Docker locaux ; E2B, Daytona, CreateOS et Box prennent le relais à distance. Chaque bot peut aussi utiliser un modèle différent : un modèle économique pour trier, un plus puissant pour rédiger.

Les intégrations passent par Composio ou Pipedream Connect, et chacun peut ajouter un serveur MCP HTTPS, un point d’accès Treg ou un document OpenAPI sans activer de catalogue géré. Des connecteurs optionnels relient les bots à Slack, WhatsApp, Telegram, iMessage (via Sendblue) et Feishu/Lark. Le mode vocal lit les réponses, prend la dictée et permet d’appeler un bot, avec votre clé ElevenLabs, OpenAI, Cartesia ou Fish Audio.

Rakazo se veut aussi une alternative à Meta Muse, OpenAI Dots, Instinct, Hark Pro, OpenClaw et Hermes Agent. Le code est en TypeScript (React 19, Vite, Hono, PostgreSQL, Prisma, Electron et Expo) sur le dépôt GitHub officiel.

Rakazo face à Grok Bot

Grok Bot est le produit hébergé de xAI pour ce type de travail : bots nommés, ordinateur, routines et validations. Rakazo garde cette forme et change ce qui se trouve en dessous. Le code est sous Apache 2.0 et tourne sur une machine que vous contrôlez, alors que Grok Bot ne publie pas de code exécutable soi-même. Chez xAI, le modèle vient avec l’abonnement ; chez Rakazo, vous apportez le vôtre, et chaque bot peut en utiliser un différent.

La différence se voit aussi sur les ordinateurs. Chez Grok Bot, tous les bots d’un compte partagent un même ordinateur cloud, fichiers et connexions compris. Rakazo sépare les ordinateurs d’équipe, partagés, et les ordinateurs privés, isolés. Il n’y a pas non plus de passerelle à garder en marche ni de fichier de configuration à éditer pour changer les routines d’un bot : tout se gère dans la discussion.

À ne pas confondre : Grok Build, la CLI d’agent de code de xAI, et les anciens poids du modèle Grok-1 sont eux aussi sous Apache 2.0, mais aucun des deux n’est une version auto-hébergée de Grok Bot.

Installer Rakazo

  1. Préparez la machine : Docker Engine 26 ou plus récent, le plugin Compose, curl et OpenSSL. Node.js n’est pas nécessaire pour cette méthode.
  2. Dans un dossier vide, téléchargez et lancez le script d’installation officiel (install-images.sh). Il récupère le fichier Compose, crée un fichier .env avec des secrets aléatoires et démarre Rakazo ; relancé, il conserve le .env existant.
  3. Ouvrez l’application web locale sur le port 5173 de la machine (127.0.0.1:5173) et créez un compte : le premier inscrit devient propriétaire de l’instance.
  4. Connectez un modèle dans l’application, ou définissez une clé OpenRouter avant le démarrage.
  5. Créez votre premier bot, répondez à ses questions et fixez ce qu’il peut faire sans demander.
  6. Pour un serveur toujours allumé, lancez bash install-images.sh --prepare-only, renseignez le nom d’hôte et le fournisseur de bac à sable dans .env, relancez l’installateur, puis placez HTTPS devant le port 5173. Depuis l’application desktop ou mobile, choisissez Existing instance et saisissez l’adresse.

L’application desktop peut aussi installer Rakazo sur l’ordinateur avec l’option This computer, à condition d’avoir Docker Desktop, OrbStack ou Docker Engine. Le guide d’auto-hébergement couvre sauvegardes, mises à jour, secrets et réseaux restreints.

Forces

  • Propriété des données : PostgreSQL, fichiers des bots, profils de navigateur et journal d’audit restent sur votre déploiement.
  • Liberté de modèle : abonnements Claude, ChatGPT ou SuperGrok, clés API ou modèles locaux, un modèle par bot.
  • Routines lisibles : en Markdown, modifiables et versionnables.
  • Pas de frais par siège : le logiciel open source ne coûte rien.
  • Ordinateurs locaux par défaut : une seule machine n’a besoin d’aucun compte E2B, Daytona, CreateOS ou Box.
  • Identifiants protégés : les identifiants des connecteurs sont chiffrés sur le serveur et jamais renvoyés par l’API.
  • Applications partout : web, desktop, iPhone et Android se connectent à votre instance.

Limites

  • Le logiciel est en bêta.
  • Il faut Docker et un minimum d’aisance technique pour l’auto-hébergement.
  • Pas d’offre hébergée pour l’instant, seulement une liste d’attente pour Rakazo Cloud.
  • Les prompts partent tout de même chez le fournisseur de modèle choisi, selon ses conditions.
  • Pour compiler depuis le code, Node.js 23.x et 25.x ne sont pas pris en charge.

Prix

Le logiciel est gratuit et open source, sans frais par siège. Rakazo ne paie pas la facture du modèle : vous vous connectez avec un abonnement Claude Pro/Max, ChatGPT Plus/Pro ou SuperGrok, ou vous fournissez une clé API. Un modèle local via Ollama ou LM Studio ne coûte que votre matériel. Les ordinateurs distants (E2B, Daytona, CreateOS, Box) et le serveur que vous louez se paient chez leurs fournisseurs. Treg est facturé à l’usage avec votre propre jeton. Aucun prix n’est publié pour Rakazo Cloud.

L’interface web existe en dix langues, dont le français : anglais, allemand, coréen, turc, hindi, portugais du Brésil, chinois simplifié, espagnol, russe et français.

Données et sécurité

Comme vous hébergez le service, PostgreSQL, les fichiers des bots, les profils de navigateur et le journal d’audit restent sur votre déploiement. Le contenu envoyé à un fournisseur de modèle est traité par ce fournisseur selon ses conditions : vous choisissez lequel, et avec quelles clés. Sur un serveur, l’application web reste liée à l’adresse locale et le TLS se termine sur l’hôte ; le port de l’API n’a pas à être exposé. Aucun engagement spécifique au RGPD n’est proposé, puisque la conformité dépend de votre propre hébergement.

Questions

Rakazo est-il gratuit ? Le logiciel est gratuit sous licence Apache 2.0. Vous payez votre modèle, et éventuellement votre serveur ou vos ordinateurs distants.

Puis-je utiliser mon abonnement Claude ou ChatGPT ? Oui, Claude Pro/Max et ChatGPT Plus/Pro fonctionnent, ainsi que SuperGrok. Aucune clé API n’est alors nécessaire.

Puis-je utiliser un modèle local ? Oui, via un serveur compatible OpenAI comme Ollama, LM Studio, llama.cpp ou MLX. Chaque bot peut utiliser un modèle différent.

Existe-t-il une version hébergée ? Pas encore. Rakazo Cloud est sur liste d’attente.

Rakazo fonctionne-t-il sur mobile ? Oui. Une application iPhone est sur l’App Store et un APK Android est proposé sur GitHub. Elles se connectent à votre instance.

Où restent mes données ? Sur la machine qui fait tourner Rakazo. Seul le contenu envoyé au modèle est traité par son fournisseur.

Rakazo Détails

Accès:
Languages:
Rakazo
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