Happy est un logiciel open source qui orchestre les agents de code Claude, Codex et Grok dans une seule application, en réutilisant les abonnements que vous payez déjà. L’application desktop tourne sur macOS, Windows et Linux, et l’application mobile pour iPhone et Android reprend les mêmes sessions avec un chiffrement de bout en bout. Happy est gratuit sous licence MIT et ne fournit aucun modèle : il ajoute une couche d’orchestration, pas une nouvelle facture. Seule la voix dans l’application mobile est payante, au-delà de 20 minutes gratuites par période de 30 jours.
À prendre si
- vous jonglez entre Claude Code, Codex et Grok et voulez une seule interface, avec la possibilité de changer de modèle sans perdre la conversation ;
- vous voulez suivre et piloter vos sessions de code depuis votre téléphone ;
- vous voulez des sous-agents qui planifient sur un modèle, codent sur un autre et relisent sur un troisième ;
- vous travaillez en équipe et voulez partager projets et sessions sur un serveur que vous contrôlez ;
- vous voulez un outil MIT que vous pouvez lire, modifier et redistribuer.
À laisser si
- vous n’avez aucun abonnement Claude, Codex ou Grok, ni accès à Amazon Bedrock : Happy ne fournit pas de modèle ;
- vous cherchez un assistant pour des tâches de bureau générales plutôt que pour du code ;
- vous voulez un service hébergé qui tourne sans votre ordinateur ni serveur ;
- vous ne voulez rien installer : il faut au minimum l’application desktop ou la CLI.
Happy en un coup d’œil
| Éditeur | Happy Engineering |
| Type | Orchestrateur d’agents de code (harness) |
| Licence | MIT |
| Prix | Gratuit ; voix mobile : 20 minutes gratuites par 30 jours, puis abonnement intégré jusqu’à 5 heures par 30 jours |
| Modèles | Claude (via Claude Code), GPT (via Codex), Grok (via la CLI Grok), Claude et GPT via Amazon Bedrock |
| Plateformes | macOS (Apple silicon et Intel), Windows, Linux, iPhone, Android, web |
| Permissions | Lecture seule, écriture dans l’espace de travail, Auto (par défaut), accès complet |
| Équipes | Serveur d’équipe auto-hébergé, connexion via WorkOS |
| Site officiel | Happy, site officiel |

Comment fonctionne Happy
Happy est d’abord né comme une CLI qui enveloppe Claude Code et Codex dans le terminal pour reprendre la session sur téléphone. Il est devenu une application desktop, Happy Harness, qui lance son propre moteur d’agents et récupère les connexions Claude Code, Codex et CLI Grok déjà présentes sur la machine. Il n’y a ni clé à coller ni compte Happy pour accéder aux modèles : les requêtes partent directement chez chaque éditeur avec vos identifiants, sans passer par Happy.
Chaque modèle garde les prompts et outils de son éditeur : Claude ceux de Claude Code, les modèles GPT ceux de Codex, Grok ceux de Grok Build. Vous pouvez changer de modèle ou de niveau de raisonnement en pleine session, depuis l’ordinateur ou le téléphone, et la transcription reste intacte. Les sous-agents choisissent chacun leur modèle : une même tâche peut être planifiée par l’un, codée par un autre et relue par un troisième. Plusieurs comptes d’un même fournisseur peuvent être déclarés dans le fichier happy.toml, puis regroupés pour être utilisés à tour de rôle.
Les sessions appartiennent au moteur, pas à la fenêtre : fermer l’application ou redémarrer ne les arrête pas, et chaque conversation reprend avec tout son contexte. Chaque tâche parallèle travaille dans son propre worktree Git, sur sa propre branche. Le premier bot, Chief of Staff, configure Happy en discutant avec vous : comptes de modèles, import de projets, jumelage du téléphone, déploiement d’un agent distant, création d’une équipe et mises à jour. Il ne fait ni commit, ni push, ni déploiement de lui-même.
Le code est réparti entre plusieurs dépôts, dont le dépôt GitHub principal, qui contient l’application mobile, la CLI d’origine et le serveur relais. Happy partage l’esprit de Codync côté code ; Grok Bot et OpenMausBot visent des tâches plus larges.
Tous les agents, qu’ils tournent sur Claude, Codex, Grok ou via des outils MCP, partagent un seul modèle de permissions. Il existe quatre modes : Lecture seule, qui interdit l’écriture et le réseau ; Écriture dans l’espace de travail, limitée au dossier de travail et aux domaines autorisés ; Auto, le mode par défaut, qui ajoute une relecture automatique des actions sensibles ; et Accès complet, sans restriction. Le mode se change à tout moment, depuis l’ordinateur comme depuis le téléphone. Les compétences (skills) et serveurs MCP se déclarent en fichiers Markdown et en entrées TOML, qu’un agent peut lui-même écrire.
Démarrer avec Happy
- Vérifiez que Claude Code, Codex ou la CLI Grok est installé et connecté sur votre machine (macOS, Windows ou Linux).
- Téléchargez Happy depuis la page des versions, ou sur Mac et Linux avec Homebrew :
brew install --cask slopus/tap/happy. - Ouvrez l’application. Sous Windows, si SmartScreen affiche un avertissement, cliquez sur Informations complémentaires puis Exécuter quand même : l’installateur est signé, mais les nouvelles versions doivent d’abord se bâtir une réputation. Sous Linux, lancez
happy-desktopdans une session graphique avec FUSE. - Laissez Chief of Staff importer un projet récent ou en créer un nouveau, et convenir avec vous d’une première petite modification.
- Ouvrez une session avec le modèle de votre choix : elle démarre en mode Auto.
- Jumelez votre téléphone dans Réglages, Mobile Access : installez Happy depuis l’App Store ou Google Play, scannez le QR code et validez sur le téléphone.
Pour garder seulement le terminal, la CLI d’origine s’installe avec npm install -g happy, puis happy claude ou happy codex lance la session, que vous pouvez reprendre sur téléphone.
Forces
- Vos abonnements : Happy réutilise Claude, ChatGPT/Codex et Grok déjà payés, sans facture supplémentaire pour les modèles.
- Multi-fournisseur natif : chaque modèle conserve les outils de son éditeur, et le changement de modèle ne casse pas l’historique.
- Mode Auto sûr : lectures et modifications dans l’espace de travail se font librement ; tout le reste tourne dans le bac à sable du système (Seatbelt sur macOS, espaces de noms et seccomp sous Linux), et une action qui en sort est relue par un agent séparé en lecture seule.
- Protection contre les injections : seuls vos messages comptent comme autorisation, jamais le texte d’un fichier ou d’un outil. Un refus est définitif pour l’action concernée.
- Mobile chiffré : le téléphone détient la clé du compte et le relais ne transporte que des données chiffrées.
- Multijoueur : un serveur d’équipe partage projets et sessions, chaque membre avec sa propre connexion, via Tailcat, sans port ouvert.
- Open source MIT : le code se lit, se modifie et se redistribue.
Limites
- Il faut déjà un abonnement ou un accès Claude, Codex, Grok ou Bedrock : Happy ne fournit pas de modèle.
- Outil orienté développeurs et agents de code, moins adapté aux tâches de bureau générales.
- Les sessions tournent sur votre machine ou votre serveur : un ordinateur éteint n’avance pas.
- Sur un serveur d’équipe, tout le monde utilise les comptes de modèles du serveur et leurs limites, pas les abonnements personnels des membres.
- La voix passe par ElevenLabs : l’audio et une partie du contenu quittent le chiffrement de bout en bout pour ce service tiers.
- Sous Linux, l’application desktop exige une session graphique et FUSE.
Prix
Happy est gratuit et sous licence MIT. Les modèles tournent sur vos propres abonnements Claude, Codex et Grok, réglés directement à chaque éditeur. La seule fonction payante est la voix dans l’application mobile : 20 minutes gratuites par période de 30 jours, puis jusqu’à 5 heures par 30 jours avec l’abonnement intégré à l’application. Avec votre propre agent ElevenLabs, Happy n’impose aucune limite. Le détail est dans la documentation officielle.
Données et sécurité
Vos projets restent des dossiers ordinaires sur votre matériel. Entre vos appareils, le contenu est chiffré sur un appareil et déchiffré sur l’autre ; le relais voit seulement que des machines et des sessions existent et quand elles étaient actives. Les dossiers d’identifiants comme ~/.ssh, ~/.aws, ~/.claude ou ~/.codex sont inaccessibles aux commandes shell dans le bac à sable. Pour la voix, Happy ne transmet pas votre compte à ElevenLabs, seulement un identifiant haché, et ne conserve aucune base de données vocale. Aucune interface en français ni engagement spécifique au RGPD n’apparaît dans la documentation.
Questions
Happy est-il gratuit ? Oui, sous licence MIT. Seule la voix mobile au-delà de 20 minutes par 30 jours est payante.
Faut-il un compte Happy ? Pas pour accéder aux modèles. Happy utilise les connexions Claude Code, Codex et Grok déjà présentes sur votre machine.
Puis-je utiliser Happy sans l’application desktop ? Oui. La CLI d’origine lance Claude Code ou Codex dans le terminal et permet de reprendre la session sur téléphone.
Que puis-je faire depuis le téléphone ? Envoyer des messages et des images chiffrées, répondre aux demandes de permission, arrêter un tour, changer de modèle ou de mode de permission, lancer une session et consulter fichiers et changements Git.
Mes sessions sont-elles chiffrées ? Oui. Les échanges entre appareils sont chiffrés de bout en bout, et le relais ne voit que des données chiffrées.
Happy fonctionne-t-il en équipe ? Oui. Un serveur d’équipe permet de partager projets et sessions, chaque membre se connectant avec son propre compte.